Sécurité routière: L’ONASER forme 100 journalistes à Dédougou

Sécurité routière: L’ONASER forme 100 journalistes à Dédougou

L’ONASER veut faire des médias des alliés majeurs dans la prévention des accidents de la circulation. À Dédougou, 100 professionnels des médias prennent part, du 16 au 18 septembre 2026, à une formation consacrée à la sécurité routière.

 

Les chiffres donnent la mesure du défi. De janvier à août 2026, 14 403 accidents de la circulation ont été enregistrés au Burkina Faso, faisant 11 803 blessés et 841 décès.

Face à cette situation, l’Office national de la sécurité routière (ONASER) entend renforcer la mobilisation de tous les acteurs, notamment celle des professionnels des médias.

 

C’est dans cette dynamique que l’institution a ouvert, ce mercredi 16 septembre 2026 à Dédougou, une session de formation destinée à 100 hommes et femmes de médias venus des régions du Bankui, du Sourou, du Nando et du Yaadga.

Pour Boudnoma Nina Samé Yaméogo, Directrice de la promotion de la sécurité routière à l’ONASER, la lutte contre l’insécurité routière ne peut être menée par une seule catégorie d’acteurs.

 

« La sécurité routière est l’affaire de tous. Pour vraiment infléchir les chiffres, il faut impliquer tous les acteurs qui interviennent dans la sécurité routière », a-t-elle souligné.

 

 

Durant trois jours, les participants seront formés sur plusieurs problématiques liées à la sécurité routière.

 

Au programme figurent notamment la présentation de l’ONASER, ses missions, ses acquis, ses perspectives et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de ses activités.

Les échanges porteront également sur l’état des lieux des accidents de la circulation au Burkina Faso, mais aussi dans les régions concernées et dans la ville de Dédougou.

 

Les participants s’intéresseront aux principales causes des accidents, à leurs conséquences et surtout au rôle que peuvent jouer les médias dans la prévention de l’insécurité routière.

 

 

La session permettra également aux professionnels des médias de mieux maîtriser les textes qui encadrent la sécurité routière.

 

Une attention particulière sera accordée au Règlement 14, ainsi qu’aux textes communautaires et nationaux relatifs à la charge à l’essieu et à la lutte contre la surcharge des véhicules.

 

Le cadre institutionnel et réglementaire de la sécurité routière au Burkina Faso sera également revisité. Les notions de sécurité primaire, secondaire et tertiaire seront expliquées aux participants.

 

Pour aller au-delà de la théorie, les organisateurs ont prévu la présentation d’images réelles d’accidents survenus sur les routes burkinabè.

 

Les conséquences de ces drames dans les formations sanitaires seront également exposées. Une approche destinée à permettre aux journalistes de mieux appréhender les réalités humaines liées aux accidents de la circulation.

 

L’objectif est notamment de les amener à produire des contenus capables de sensibiliser efficacement les populations et d’encourager l’adoption de comportements plus responsables sur les routes.

 

Représentant le Directeur général de l’ONASER à la cérémonie d’ouverture, le Secrétaire général de l’institution, Raymond W. Ouédraogo, Commissaire principal de Police, a appelé à une prise de conscience collective.

 

« De nos jours, nos routes sont devenues très dangereuses. Chaque année, au Burkina Faso, près de 1 000 vies sont fauchées par des accidents de la circulation. Des pères, des mères, des enfants, des familles entières sont brisés », a-t-il déclaré.

 

Selon lui, les causes des accidents sont pourtant largement connues. Il a notamment cité l’excès de vitesse, la conduite sous l’emprise de l’alcool, le non-respect du code de la route et les défaillances mécaniques.

 

À travers cette formation, l’ONASER souhaite que les médias accordent une place plus importante aux questions de sécurité routière.

 

L’institution mise notamment sur la multiplication des articles de presse, émissions radiophoniques et télévisées et microprogrammes consacrés à la prévention des accidents et à la promotion des comportements responsables.

 

« Les journalistes que vous êtes ont pour rôle d’informer, de sensibiliser, de conscientiser et d’éduquer les populations », a rappelé Raymond W. Ouédraogo.

 

La formation de Dédougou réunit également des directeurs régionaux en charge de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme.

 

Eben-Ezer Ki/Colombe Média

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