Violences sexistes et sexuelles : Voix de femmes veut faire des litiges stratégiques un levier de défense
Face à la persistance des violences sexistes et sexuelles, la riposte s’organise. À Ouagadougou, l’ONG Voix de femmes veut fédérer féministes, journalistes, leaders religieux et organisations de la société civile autour d’un même objectif : renforcer le soutien aux femmes et aux enfants victimes de violences. C’est dans cette dynamique qu’elle a organisé, le jeudi 24 septembre 2026, un atelier de rencontre et de sensibilisation dans le cadre de son projet « Se Défendre ».

La rencontre vise notamment à poser les bases d’un mouvement de soutien aux litiges stratégiques, en mettant autour de la même table des acteurs issus de différents secteurs. Membres du réseau des féministes et communicantes, leaders religieux, journalistes et représentants d’organisations de la société civile ont échangé sur les moyens de mieux accompagner les luttes contre les violences sexistes et sexuelles.
Les litiges stratégiques comme outil de défense
Au cœur des échanges figure la question des litiges stratégiques, envisagés comme un moyen de contribuer à la défense des droits des femmes et à une meilleure prise en compte des violences dont elles sont victimes.![]()
Les discussions ont également porté sur plusieurs formes de violences, notamment le viol, les violences conjugales et les violences sexuelles et sexistes (VSS). La protection de l’enfant a également été abordée, témoignant de la volonté des participants d’élargir la réflexion aux différentes catégories de personnes exposées aux violences.
Fédérer les forces
À travers le projet « Se Défendre : soutenir les femmes burkinabè et leurs organisations dans leurs luttes contre les violences sexistes et sexuelles », Voix de femmes entend favoriser une mobilisation plus large.

L’implication des médias, des organisations de la société civile et des leaders religieux apparaît notamment comme un moyen de renforcer la sensibilisation et de faire davantage connaître les droits des femmes et des enfants.
Au-delà des échanges, l’ambition affichée est de créer une dynamique collective capable d’apporter un soutien aux initiatives et aux démarches engagées pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au Burkina Faso.
