Vacances scolaires : quand la bibliothèque devient un lieu déserté
Pendant les vacances scolaires, de nombreux parents cherchent à occuper sainement leurs enfants en les éloignant, ne serait-ce que quelques heures par jour, des écrans. C’est dans cette optique qu’un parent a inscrit son fils à la bibliothèque, convaincu que la lecture et la découverte des livres constitueraient une activité enrichissante.
Pourtant, dès les premiers jours, l’enfant est revenu à la maison sans grand enthousiasme. Pensant d’abord que le manque d’écrans expliquait cette réaction, son parent n’y a pas prêté une attention particulière. Mais face à un désintérêt grandissant, il a finalement cherché à comprendre les raisons de ce malaise.
La réponse de l’enfant était aussi simple qu’inattendue : à chacune de ses visites, il se retrouvait seul dans la bibliothèque. Aucun autre enfant pour partager l’expérience, échanger ou simplement donner vie à ce lieu dédié au savoir.
Désireux de vérifier cette affirmation, le parent s’est lui-même rendu sur place. Le constat était le même : une bibliothèque presque vide, sans visiteurs, hormis la bibliothécaire occupée sur son téléphone portable.
Cette situation met en lumière un paradoxe préoccupant. Alors que les parents, les éducateurs et les autorités multiplient les appels à une utilisation modérée des écrans par les jeunes, les espaces qui pourraient constituer des alternatives attractives peinent à attirer leur public.
La bibliothèque apparaît ainsi comme un refuge idéal contre l’omniprésence du numérique. Mais un refuge si silencieux et désert qu’il semble avoir été oublié par ceux-là mêmes auxquels il est destiné.
Au-delà de ce constat, la question de la fréquentation des bibliothèques par les jeunes mérite d’être posée. Comment redonner envie aux enfants de fréquenter ces lieux de savoir ? Comment les rendre plus vivants et plus attractifs durant les vacances scolaires ?
Car si les livres sont toujours présents sur les étagères, les lecteurs, eux, se font de plus en plus rares. Une réalité qui interpelle sur la place accordée à la lecture dans nos sociétés contemporaines.
NB:Inspiré d’une publication de Souleymane OUEDRAOGO.
