Phase II du projet « C’est la Vie » : Vers une meilleure coordination des actions en faveur de la santé des jeunes au Burkina
Le projet C’est la Vie, une initiative de l’ONG sénégalaise RAES axée sur le changement de comportement en matière de santé de la reproduction, entre dans sa phase II. À cette occasion, un atelier d’harmonisation des plans d’actions s’est tenu à Ouagadougou, réunissant les acteurs burkinabè impliqués dans le programme.
L’objectif de cette rencontre est clair : renforcer la synergie entre les différents partenaires pour une mise en œuvre plus cohérente et impactante des activités sur le terrain, ciblant les jeunes et les femmes âgées de 10 à 35 ans, ainsi que les prestataires de santé.

Quatre organisations membres du Ratanga Club ont présenté leurs plans d’action :
-Le Réseau des Jeunes Ambassadeurs pour la Santé de la Reproduction et la Planification Familiale (JASRPF),
-SOS Jeunesse et Défis,
-Le mouvement citoyen Femin-In
Et l’Association Burkinabè pour le Bien-Être Familial (ABBEF).

« La synergie est très importante pour l’impact final du projet C’est la Vie, qui est à sa deuxième phase », a déclaré Amdiatou SANA, représentante du projet au Burkina Faso. Elle a précisé que l’atelier visait à partager les plans d’action inspirés du guide de communication élaboré en juillet 2024.

Ces plans d’action incluent principalement des activités de sensibilisation, à travers des procédés éducatifs, des ciné-débats, ainsi que le renforcement des capacités des adolescents et des jeunes. Les parents et leaders communautaires ne sont pas en reste, en tant qu’acteurs clés dans la transmission des messages et valeurs.

« On n’occulte pas les parents, les leaders communautaires, qui sont des acteurs très importants pour nous les jeunes », a souligné Mariam OUÉDRAOGO, porte-parole du Ratanga Club et membre de l’ABBEF.
Présent à l’atelier, Dr Albert HIEN de la Direction de la Santé de la Famille (DSF) au ministère de la Santé, a modéré les échanges. Il a salué l’initiative, relevant son importance dans le contexte sanitaire actuel du Burkina Faso.

« L’état des lieux de la santé des jeunes au Burkina n’est pas reluisant. On note la précocité des rapports sexuels, ce qui engendre de nombreux problèmes de santé et freine leur épanouissement », a-t-il souligné.
À l’issue de cette rencontre, les participants ont procédé à l’intégration des recommandations dans les plans d’action, avec pour ambition une meilleure coordination des activités sur le terrain.
