Pâques à Tougan : Un cri du cœur pour la paix et l’espérance
La communauté chrétienne de Tougan dans la province du Sourou a célébré la résurrection du Christ dans une atmosphère de sobriété et de ferveur spirituelle. Loin des fastes habituels, cette commémoration a été marquée par une quête profonde de stabilité pour le Burkina Faso.
Dans les différentes assemblées, le message est resté le même : la Pâques comme moteur de changement.
À la paroisse Notre-Dame de l’Assomption, l’Abbé Germain Guimbou a exhorté les fidèles à voir dans le tombeau vide un symbole de libération pour le pays.
Du côté des églises évangéliques, le Pasteur Moïse Daourou a insisté sur la puissance de la résurrection pour surmonter le désespoir.
Pour les fidèles comme Samuel Sankara ou Merveille Djiri, cette fête représente avant tout la victoire de la vie sur la mort et le sacrifice ultime pour une humanité nouvelle.
L’immersion dans la famille Ky, au secteur 3 de Tougan, a révélé le visage concret de l’hospitalité burkinabè. Malgré le contexte difficile, Mme Monique Ky/Ramdé a tenu à respecter la tradition du partage. Autour de mets locaux (gnongon, riz gras, dolo), la famille a accueilli voisins et collègues, illustrant ainsi le « vivre-ensemble » cher à la région.
Pour le chef de famille, François Honorat Ky, au-delà des réjouissances culinaires et des baptêmes célébrés à la paroisse, l’essentiel réside dans la méditation et l’acte d’amour divin.
Le contexte sécuritaire a teinté chaque prière. Qu’il s’agisse des homélies officielles ou des vœux de citoyennes comme Noëllie Dembelé, un appel unanime a été lancé pour la protection des forces de défense (FDS et VDP) et des autorités, la consolation des cœurs meurtris.
En somme, cette Pâques 2026 à Tougan ne fut pas qu’une fête religieuse, mais une escale de solidarité nécessaire, réaffirmant l’espoir d’un retour imminent à la sérénité dans la province du Sourou.
Ambroise Ki/ Colombe Média
