Mort tragique de Alino Faso : Le ministre Karamoko Traoré s’indigne
Le décès brutal d’Alain Traoré, alias Alino Faso, survenu en République de Côte d’Ivoire dans des circonstances encore floues, a suscité une vive réaction du Burkina Faso. Ce lundi, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a convoqué la Chargée d’Affaires de l’ambassade ivoirienne à Ouagadougou pour obtenir des éclaircissements et dénoncer une gestion jugée « irrespectueuse » de l’affaire.
Selon le chef de la diplomatie burkinabè, les autorités burkinabè et la famille du défunt ont découvert la nouvelle sur les réseaux sociaux, trois jours après le drame. « C’est un manque total d’égard et de courtoisie, autant pour le peuple burkinabè que pour la famille endeuillée », a-t-il fustigé, regrettant que ni l’ambassade, ni le consulat burkinabè, ni son ministère n’aient été informés officiellement.

Le ministre déplore également qu’un simple communiqué laconique ait été publié 72 heures après les faits, alors que l’émotion et l’incompréhension gagnent le pays.
> « Il y a beaucoup de mépris dans cette procédure. Alino Faso, même déchu de sa nationalité ivoirienne, reste un Burkinabè. Nous exigeons toute la lumière sur cette affaire et demandons à recevoir sa dépouille au Burkina Faso », a martelé Karamoko Traoré devant la diplomate ivoirienne.

Cette dernière a promis de transmettre sans délai le message à Abidjan pour la suite de la procédure.
La mort d’Alino Faso, figure connue de la diaspora burkinabè, soulève de nombreuses interrogations, tandis que le gouvernement burkinabè réclame transparence et respect dans la gestion de ce dossier sensible.
