Journée des coutumes et traditions : Rites et prières pour la paix à Tougan
Les légitimités coutumières de Tougan dans la province du Sourou ont célébré, ce vendredi 15 mai 2026, la journée nationale dédiée aux coutumes et traditions. Autorités administratives, forces de sécurité et citoyens se sont réunis pour un moment de communion inédit autour des valeurs ancestrales.
La matinée a été rythmée par des cérémonies sacrées au cœur de la ville. Les notables de Tougan ont procédé à des sacrifices de poulets, d’un bouc et d’un bœuf. Ces offrandes ont accompagné des incantations et des bénédictions ciblées.
Les garants de la tradition ont ainsi imploré les ancêtres pour le retour immédiat de la paix au Burkina Faso, la protection accrue des forces combattantes, une saison des pluies abondante et sereine, la sécurité des agriculteurs de la province du Sourou.
« Tous les sacrifices ont été faits ce matin dans ce sens », a affirmé Ousmane Lamoukry, représentant du responsable coutumier, en remerciant le gouvernement pour la reconnaissance de leur rôle social.
Pour la population, cette officialisation brise les anciens tabous. Elle rétablit surtout une équité culturelle attendue de longue date.
« Ce sont des pratiques qu’on faisait déjà, même si d’aucuns se cachaient », témoigne Sylvain Zerbo, un citoyen présent. Pour son concitoyen Moussa Zerbo, l’institution de ce 15 mai répare une injustice historique et consacre l’égalité entre les croyances.
Le soutien aux unités engagées sur le terrain est resté au centre des préoccupations. Boubacar Banazaro et Boureima Lamoukry ont conjointement formulé le vœu que les ancêtres protègent « nuit et jour » les Forces de Défense et de Sécurité ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie.
Le Haut-Commissaire de la province du Sourou, Désiré Badolo, a assisté aux cérémonies à la tête d’une importante délégation administrative et sécuritaire. L’autorité provinciale a tenu à clarifier la vision de l’État burkinabè derrière cet événement historique.
Selon lui, cette journée consacre pleinement la liberté de culte. Elle doit servir de levier pour renforcer la cohésion sociale, et non pour diviser les citoyens.
