Hémorragie du post-partum : la SOGOB engage les médias dans la bataille
Au Burkina Faso, trop de femmes continuent de perdre la vie en donnant la vie. L’hémorragie du post-partum demeure l’une des principales causes de mortalité maternelle, malgré les avancées enregistrées ces dernières années et les politiques publiques mises en œuvre pour améliorer la santé maternelle.
Face à cette situation préoccupante, la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina (SOGOB) appelle à une mobilisation nationale impliquant bien au-delà du seul secteur de la santé.
Pour le Pr Charlemagne Ouédraogo, Président de la SOGOB, l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle est un impératif national.

« Nous devons innover, agir plus vite et surtout embarquer l’ensemble des acteurs capables d’influencer positivement les décisions et les comportements », souligne-t-il.
C’est dans cette dynamique que la SOGOB organise un atelier de plaidoyer à l’intention des journalistes et influenceurs. L’objectif est de renforcer leur compréhension des enjeux liés à l’hémorragie du post-partum, de partager des données scientifiques fiables, de mettre en lumière les innovations disponibles et de co-construire un discours de plaidoyer capable de toucher à la fois le grand public et les décideurs.
Pour la SOGOB, les médias et les acteurs du numérique ne sont pas de simples observateurs. Ils constituent des relais stratégiques, des catalyseurs de mobilisation et des partenaires clés dans la défense du droit des femmes à une maternité sans risque.
À travers cette initiative, la SOGOB réaffirme sa volonté de travailler étroitement avec les médias afin de faire de la lutte contre la mortalité maternelle une priorité durable de l’action publique et citoyenne. Informer, sensibiliser et influencer demeurent des leviers essentiels pour sauver des vies et protéger celles qui donnent la vie.
SOGOB
