Examens scolaires 2026 à Tougan : les candidats dans la dernière ligne droite

Examens scolaires 2026 à Tougan : les candidats dans la dernière ligne droite

Le grand jour approche à grands pas. Ce mardi 2 juin, des milliers d’élèves à travers le pays investiront les centres d’examen pour décrocher le Certificat d’études primaires (CEP) et le Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Si la pression monte, une apparente sérénité règne dans les cours d’école de Tougan, chef-lieu de la province du Sourou. Pour les aînés du Baccalauréat, le sursis est de trois semaines supplémentaires, les épreuves ne débutant que le 23 juin prochain.

 

À l’école Alwata Diawara « A », l’heure n’est plus aux grands discours mais à la consolidation des acquis. Pas de place pour la panique. Les enseignants du CM2 se relaient pour offrir un encadrement de proximité rassurant.

 

La jeune Mélaine Pankolo affiche un grand sourire : « Je suis vraiment prête, je n’ai pas peur. Actuellement, nous faisons beaucoup de révisions avec le maître ». Même son de cloche chez son camarade de classe, Abdoul Kader Kekeké, dont la détermination reste inébranlable : « Nous révisons toutes les leçons pour mieux affronter les épreuves ».

 

Pour les candidats au BECP, les programmes officiels sont totalement bouclés. L’heure est désormais au choix de la meilleure stratégie de révision. Deux écoles s’affrontent sur le terrain.

 

Au Lycée municipal de Tougan, Valérie Tao et son groupe misent sur l’intelligence collective. « À J-3, nous privilégions les travaux d’équipe », explique-t-elle. Les enseignants restent mobilisés pour dissiper les ultimes doutes. « Dès qu’une zone d’ombre apparaît, nous sollicitons nos professeurs. Actuellement, nous enchaînons les exercices pratiques et les corrections collectives. »

 

À l’inverse, Dimitri Tougma, élève au Lycée communal de Tougan, préfère s’isoler pour mieux se concentrer. Une routine millimétrée et rigoureuse : « Je me prépare activement. Chaque soir, je révise mes cours avant de dormir. Le matin, je me lève et je plonge à nouveau dans mes cahiers. Je préfère travailler seul. »

 

Qu’ils optent pour le collectif ou l’effort individuel, tous partagent le même objectif : décrocher le précieux sésame pour ouvrir les portes du lycée ou de l’université.

 

Pour les aînés des classes de Terminale, l’échéance du 23 juin laisse un peu plus de répit. Pas question pour autant de relâcher la pression. La grande nouveauté de cette session 2026 [1] est l’usage massif des réseaux sociaux pour garder un fil direct avec les enseignants.

 

Abdoul Karim Zoromé, candidat en Terminale D au Lycée communal, s’impose une rigueur militaire. Après ses révisions en solo le matin et en groupe l’après-midi, il bascule sur le web le soir. « Nous avons créé des groupes en ligne avec nos professeurs. En cas de blocage, on prend l’exercice en photo et on leur envoie », explique-t-il.

 

Une méthode virtuelle validée par Abdoulaye Ouedraogo, du Lycée provincial : « Grâce à nos contacts en ligne, on partage et on traite les exercices ensemble. C’est du rappel très efficace. »

 

 

Au Lycée municipal, Martine Boro et Ousmane Yarbanga misent plutôt sur le contact direct et les face-à-face tardifs pour combler les dernières lacunes. « Nous suivons des cours de remédiation. Aujourd’hui même, nous sortons d’une séance intense de Français », confie Martine. Ousmane, lui, prolonge ses soirées au lycée pour « faire des rattrapages avec les enseignants et partager des idées ».

 

Même son de cloche chez Hamadé Guiro, du Lycée provincial, qui voit en ces neuf mois d’efforts le tremplin vers « un succès vif ». Son camarade Jefferson Soumangué confirme : « Le programme est épuisé. Dès qu’une difficulté surgit, je demande des explications. »

 

Pour réussir, certains choisissent de mixer toutes les ressources. C’est la stratégie de Noufou Ky : « Le programme est terminé en français, philosophie et histoire-géographie. En mathématiques, c’est plus dur, mais ça va aller. Je combine le travail de groupe et les cours d’appui pour maximiser mes chances. »

 

 

Les centres d’examen de la province du Sourou s’apprêtent à accueillir les candidats dans différentes catégories :

 

Au CEP, 1 457 candidats (une hausse record de 316 élèves par rapport à l’année dernière) sont répartis de manière quasi parfaite entre les genres avec 728 garçons et 729 filles, répartis dans 11 centres d’examen.

 

Au BEPC, 1 234 candidats sont sur la ligne de départ.

 

Au Baccalauréat : 609 candidats sont inscrits dans les séries A, D et F3.

 

Au CEAP, 18 candidats pour le Certificat d’aptitude pédagogique.

 

Cette progression globale des effectifs, notamment au primaire, confirme le dynamisme et la forte résilience du système éducatif dans la région du Sourou face aux défis actuels.

 

✍️Eben-Ezer Ki/ Colombe Média

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