Droits et santé des femmes : l’Alliance Droits et Santé renforce son plaidoyer régional

Droits et santé des femmes : l’Alliance Droits et Santé renforce son plaidoyer régional

À l’occasion d’un webinaire organisé le Mercredi 10 Décembre 2025 avec le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), Caroline Tapsoba, présidente de l’Alliance Droits et Santé (ADS), est revenue sur le parcours et les ambitions de ce réseau engagé pour l’amélioration du statut et de la santé des femmes et des filles.

 

Créée en 2013 à Ouagadougou, l’Alliance Droits et Santé est née de la volonté de plusieurs organisations ouest-africaines de dépasser les partenariats à court terme afin de bâtir une collaboration plus stratégique. « Nous avons compris qu’il fallait aller au-delà des projets ponctuels pour avoir un impact durable sur les politiques publiques et les changements de comportement », a expliqué Caroline Tapsoba.

 

Le réseau place les jeunes filles et les jeunes femmes au cœur de son action, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive, de planification familiale et d’accès aux services de santé. Une attention particulière est portée aux femmes et filles en situation de vulnérabilité, notamment les jeunes domestiques, souvent absentes des cadres de décision et d’information.

 

Depuis 2021, l’Alliance a élargi son champ d’intervention au niveau régional à travers des actions de plaidoyer auprès de l’Union africaine. Avec l’appui du REMAPSEN, elle a contribué à l’adoption de la stratégie africaine de lutte contre les violences basées sur le genre et poursuit ses efforts pour sa ratification et sa mise en œuvre effective par les États. « Les contextes de crise et d’insécurité exposent davantage les femmes et les filles, d’où la nécessité d’une réponse politique forte et coordonnée », a souligné la présidente du réseau.

 

Forte aujourd’hui de 22 organisations membres, l’Alliance Droits et Santé envisage une extension progressive vers d’autres pays de la sous-région. Convaincu que le changement social est un processus de long terme, le réseau affirme son engagement à poursuivre le plaidoyer tant que les droits, la santé et la dignité des femmes et des filles ne seront pas pleinement garantis.

✍️ Joël SORÉ/Colombe Média

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