Burkina : le gouvernement durcit le contrôle des ânes, chevaux et chameaux
Face à la menace du trafic et à la forte pression exercée sur certaines espèces animales, le Burkina Faso renforce son dispositif de contrôle. Une nouvelle réglementation encadrant l’abattage, les mouvements intérieurs et l’exportation des asins, camelins et équins fait désormais l’objet d’une campagne de vulgarisation auprès des acteurs concernés.

L’atelier consacré à cette nouvelle réglementation s’est ouvert ce vendredi 2 octobre 2026 à Ouagadougou, dans la salle de conférence de la Direction générale des productions végétales, à Ouaga 2000.
La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs acteurs impliqués dans la gestion et la protection des ressources animales : autorités administratives et judiciaires, services techniques, Forces de défense et de sécurité, organisations professionnelles, éleveurs ainsi que représentants des communautés.

Le discours d’ouverture, lu au nom du ministre délégué chargé des Ressources animales par son conseiller technique Hiver BOUSSINI, a mis en avant l’importance économique et sociale des ânes, chevaux et chameaux.
Un dispositif renforcé contre le trafic
Selon le représentant du ministre, ces espèces sont confrontées depuis plusieurs années à une pression liée notamment au trafic et à la demande extérieure pour leurs peaux et autres sous-produits.
Pour répondre à cette situation, le gouvernement a adopté le Décret n°2026-0826 du 17 juillet 2026, portant réglementation de l’abattage, des mouvements intérieurs et de l’exportation des asins, camelins, équins et de leurs produits au Burkina Faso.

Le nouveau texte renforce notamment le contrôle des déplacements de ces animaux. Tout mouvement intérieur est désormais soumis à une autorisation préalable. Les commerçants doivent également disposer d’un agrément pour exercer dans ce domaine.
Le décret précise par ailleurs les règles relatives à la saisie, à la confiscation et à la gestion des animaux et produits concernés.
L’exportation interdite
Autre mesure majeure : l’exportation hors du Burkina Faso des asins, camelins, équins et de leurs produits est interdite.

À travers cette disposition, les autorités entendent renforcer la protection des ressources animales nationales et mieux lutter contre les réseaux de trafic.
Lors de l’ouverture de l’atelier, les Forces de défense et de sécurité ont été invitées à renforcer les contrôles sur les axes routiers et aux frontières. Les populations, particulièrement celles des zones rurales, ont également été appelées à la vigilance et à la collaboration avec les services compétents.
Pendant les travaux, les participants devront ainsi s’approprier les différentes dispositions du nouveau décret afin de favoriser leur application effective sur le terrain.

L’atelier est organisé avec l’appui de l’ONG Brooke et de ses partenaires nationaux, notamment INADES Formation et l’ONG APIL.
