’armes » « Les Frères d’armes » récompensé au Tchad : Warren Saré dédie son sacre aux anciens combattants

’armes » « Les Frères d’armes » récompensé au Tchad : Warren Saré dédie son sacre aux anciens combattants

Le réalisateur burkinabè Warren Saré a remporté le premier prix du court métrage au Festival international de cinéma de Mandoul, au Tchad, grâce à son film Les Frères d’armes. Une distinction qu’il dédie aux anciens combattants tombés sur les différents fronts et à toutes les personnes dont les témoignages contribuent à préserver la mémoire collective.

 

C’est avec émotion et fierté que Warren Saré a accueilli cette récompense au Tchad. Au-delà de la consécration cinématographique, le réalisateur y voit une occasion de rendre hommage à ces hommes qui ont sacrifié leur jeunesse, leur force et parfois leur vie au service de leur engagement, sans toujours bénéficier de la reconnaissance qu’ils méritent.

 

À travers Les Frères d’armes, le cinéaste entend contribuer à la transmission de cette mémoire souvent méconnue. Il a également rendu hommage aux personnes rencontrées au cours de ses recherches et de ses voyages en Afrique et ailleurs, dont les récits constituent, selon lui, une part essentielle de l’histoire commune.

 

Un engagement de longue date pour la mémoire des combattants

 

Depuis une dizaine d’années, Warren Saré nourrissait le projet de se rendre au Tchad afin de rencontrer les anciens combattants tchadiens. Au fil de ses déplacements dans différents pays, il dit avoir recueilli des témoignages évoquant le courage, la discipline et l’engagement de ces combattants. Ces récits ont renforcé sa volonté de faire connaître leur histoire.

 

Le réalisateur travaille actuellement à la réalisation d’un film de 75 minutes consacré aux anciens combattants africains. Dans cette démarche mémorielle, il estime que l’histoire des combattants tchadiens doit occuper une place particulière, afin que leurs expériences et leurs sacrifices soient racontés et transmis aux générations futures.

 

Sa participation au Festival international de cinéma de Mandoul représente ainsi une occasion de poursuivre ce travail de collecte, de sauvegarde et de valorisation de la mémoire.

 

Le cinéma au service de la mémoire collective

 

Warren Saré a exprimé sa reconnaissance aux organisateurs du festival pour cette opportunité de découvrir le milieu cinématographique tchadien et de rencontrer des acteurs engagés dans la préservation du patrimoine historique.

 

Au cours de cette rencontre, le réalisateur burkinabè a notamment été photographié aux côtés de Fodi Mahamat Tahir, président de l’Association des journalistes culturels et critiques cinématographiques du Tchad, et de Youssouf Djaoro, figure connue du cinéma tchadien.

 

Pour Warren Saré, cette distinction dépasse le cadre d’une récompense artistique. Elle porte un message de reconnaissance envers celles et ceux dont les parcours méritent d’être préservés de l’oubli.

 

« La mémoire n’a pas de frontières », rappelle-t-il, résumant ainsi sa démarche : faire du cinéma un outil de transmission de l’histoire et de reconnaissance des anciens combattants africains.

Joël SORÉ pour Colombe Média ✍️

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