Aïdel Fitr à Tougan : Le ramadan sous le signe de la résilience et de l’unité
La communauté musulmane de Tougan, province du Sourou a célébré ce vendredi 20 mars 2026, l’Aïd El Fitr marquant la fin du mois sacré de Ramadan. Cette journée a été l’occasion pour les fidèles et les autorités locales de s’unir dans une prière commune pour le retour définitif de la paix au Burkina Faso.
C’est dans une atmosphère de dévotion profonde que la grande mosquée de Tougan a accueilli les fidèles pour la prière de rupture. Après 30 jours de pénitence, l’heure était à la gratitude, mais aussi à l’engagement patriotique.

L’officiant du jour, Cheick Mahamoudou Traoré, a centré son message sur la solidarité et la stabilité. Au-delà des rites, l’assistant de l’imam a rappelé que ce mois de sacrifice a été porté par des invocations constantes pour le Burkina Faso et ses voisins du Mali et du Niger. Des bénédictions particulières ont été adressées aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie engagés sur le théâtre des opérations.
Pour Simogo Ouattara et Kalidou Cissé, deux fidèles présents, l’unique priorité est « la grâce divine pour le retour de la quiétude dans le pays et la province du Sourou ».
«En ce grand jour, nos prières vont à l’endroit de nos forces combattantes, que Dieu les protège. Que la paix et la quiétude revienne totalement dans notre pays », tel est le vœu formulé par Abdoul Salam Ouédraogo, un autre fidèle.
Issa Ouédraogo, quant à lui, a formulé un vœu cher à beaucoup : « Que nos parents déplacés puissent regagner leurs foyers et reprendre leurs activités en toute sécurité ».

Le Haut-Commissaire de la province du Sourou, Désiré Badolo, accompagné d’une délégation officielle, a tenu à marquer la proximité de l’administration avec les croyants. Tout en saluant l’esprit de cohésion, il a exhorté les citoyens à faire de la religion un « pont » pour renforcer le vivre-ensemble burkinabè.
Face au contexte actuel, l’autorité provinciale a appelé à une célébration sobre, placée sous le signe du partage : « J’invite chacun à se tourner vers les personnes déplacées internes et les plus démunis », a-t-il insisté.
En quittant les lieux de prière, un espoir unanime habitait les cœurs : que les vœux formulés en ce jour de fête hâtent la restauration de la sécurité dans le Sourou et sur l’ensemble du territoire national.
Ambroise Ki/Colombe média
